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Valentine De Cordier

Belgique

Valentine DE CORDIER : artiste plasticienne belge, vit et crée à Bruxelles. Illustratrice de formation, peintre spontanée, dessinatrice et créatrice de textiles. Son quotidien fourmille de signes et de couleurs qu’elle transpose librement sur papiers japonais marouflés sur toile, au gré de ses humeurs et déambulations. Expose depuis 1998.

La peinture de Valentine Cordier offre de multiples possibilités, une infinité d’interprétations à explorer.

Un jardin flamboyant, des cieux aux perturbations harmonieuses… De la terre aux firmaments, l’artiste recrée son propre monde. Sa composition prolifère dans une explosion éternelle de couleur. La palette vive et chaleureuse ou à dominante plus obscure témoigne de son attrait pour la couleur.

Dans une mutation constante, le trait laisse deviner des liaisons inattendues; quelques lettres, certains chiffres se mêlent et s’entremêlent aux pétales abondants. Les détails se lient aux possibilités de récits entre apparitions souhaitées et disparitions librement accidentées. Dans cet espace aussi réel que fictionnel, l’artiste joue avec la tentation du motif, de la volute, du cercle, entre le détail et le tout.

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S’ÉLEVER AUX SIGNES

Arrimées à un sens général, que condense leur titre, les toiles de Valentine De Cordier accueillent une nébuleuse de signes colorés, sans signification explicite, ne représentant qu’eux- mêmes, hors codes connus. Ils sont pourtant les vecteurs d’atmosphères, de sensations, de concepts – dans leurs interstices comme à l’épiphanie de leur plénitude.

Une phénoménologie illustrée, assortie de concrétude légère, d’immersion au cœur des apparences. Où tout est fixé, certes, mais où tout se meut.

Tantôt bruts voire évanescents, tantôt volatils, proches parfois de l’effacement, les signes trament l’œuvre, l’arpentent et, essentiellement, l’ouvrent.
Penser l’ouvert, nourrir le multiple, voilà qui s’applique sans peine à la démarche de Valentine De Cordier. Elle en ramasse et effiloche le substrat jusqu’à la jubilation, le détachement et le dilemme entre ludique et méditatif.

Harmoniques des sons, répons du verbe, remuements autour d’une germination magnétique, radieuse, dont le déploiement émancipe une part d’infini.

Pierre Tréfois

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