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Jenny Gutmann

QUI SUIS-JE?
Je m’appelle Jenny Gutmann, je suis originaire de La Calamine. J’ai 30 ans. Je suis photographe et enseignante à la communauté française. Mes domaines de prédilection sont la photographie artistique/expérimentale et plus précisément le portrait, au style artistique pouvant parfois être perçu comme mystérieux et étrange.

MA TECHNIQUE?
La plupart de mes photos sont des vestiges de sortes de performances artistiques. J’emploie des techniques diverses, transgresse les règles photographiques afin de créer d’autres réalités possibles. Je réalise bien souvent des longs temps d’exposition ou expositions multiples en exploitant notamment différents types de flou. J’aime voir apparaitre des choses que l’homme ne peut pas voir à l’œil nu. Parfois selon une vision un peu simplifiée du monde. Parfois sous forme d’allégorie. Comme par exemple, celle de la mort, d’un sentiment, du temps,… et ouvrir à diverses interprétations, laisser un doute, une certaine ambiguïté de compréhension. Parfois, c’est aussi le corps qui devient un médium artistique. J’ai envie de dévoiler la véracité des choses sans pléthore d’artifices, au travers d’un regard, de déclencher une réaction émotionnelle, de puiser dans l’inconscient.

COULEUR VS NOIR & BLANC
J’ai une préférence pour le monochrome car il n’y a aucune couleur flatteuse pour attirer le regard. Cela permet pour moi d’aller à l’essentiel, de donner plus de véracité dans l’expressivité d’un portrait. Je trouve que le noir et blanc met davantage en valeur les formes et l’éclairage du sujet. Il donne du caractère et de la personnalité à l’image. J’aime d’ailleurs explorer la tension entre le net et le flou afin d’engendrer davantage de mystère, pousser le grain à l’extrême afin d’y donner une impression de toucher, de texture, de vie. Les éclairages sont parfois violents, très contrastés, avec des noirs profonds et des blancs envahissants. Par le biais de lampes de poches, de flashs, de spots de chantier ou de la lumière naturelle pour renforcer l’effet dramatique. Mais, j’utilise aussi la couleur pour créer une impression de lumière par l’alternance de couleurs vives et non naturelles, par le biais de couleurs chaudes et froides, en exagérant la saturation ou la désaturation de certaines couleurs, en modifiant ma balance des blancs, en modifiant la teinte, la luminosité, en utilisant des filtres colorés,… La couleur devient dès lors mon moyen d’expression. J’aime aussi donner à mes images une sensation de calme, de tranquillité, de contemplation. Je donne donc à la couleur une dimension purement créative, une perception émotive, et radicalement graphique du monde.

LES VISAGES
L’être humain, les visages, sont au cœur de mon travail.
J’aime beaucoup travailler sur le regard car il est émetteur de signes. Il renvoie à la question du « qui suis-je » et du « qui est-il? ». Il impose une présence. La communication y passe. Il nous apporte une information véridique. C’est le reflet même de l’âme. Ce sont souvent des regards tournés vers l’intérieur d’eux-mêmes ou l’au-delà, suggérant un hors-champs, ayant recours à l’imaginaire. Des regards troublants, fragiles, silencieux. Je ressens le besoin de faire revivre les gens dans mes images, de leur donner en quelque sorte une certaine immortalité. J’ai besoin de photographier la vie, de fixer des émotions, un sourire,… des choses éphémères et parfois complexes. En fait, je crois que je suis fascinée par le visage humain et tout ce qu’il peut dégager. Parfois ce sont des paysages sans la moindre présence humaine. Ou presque pas. Juste des traces laissées par l’homme… J’aime beaucoup les défauts, la matière, la texture de la peau. En cernant la réalité de plus près, on y découvre des choses magnifiques… C’est pourquoi, j’utilise beaucoup les gros plans ou les plans rapprochés afin d’entrer dans la psychologie fine du sujet. Ou des plans d’ensemble, avec un personnage pris du dos, où j’insiste sur l’immensité de la nature, du décor. Un peu à la manière de Gaspard Friedrich…

DEMARCHE
Mon but n’est pas d’informer. Ma démarche ne relève pas du documentaire. J’essaye de restituer l’amplitude d’une émotion, d’un sentiment enfui en photographiant par exemple des paysages aux tonalités froides qui deviennent alors des espaces inexplorés et mystiques. J’aime aussi saisir des lumières presque surréelles et des êtres silencieux qui nous font plonger au plus profond de nous-mêmes.

MELANCHOLIA
Ce sont des attitudes théâtrales que je mets généralement en avant. Les images sont construites telle une histoire, tel un récit visuel. J’avais envie de créer une série faite de poésie et de mélancolie. C’est un travail sur la peur, le mal être, la disparition, l’apocalypse. La mélancolie, la nostalgie, les passions, le moi en souffrance, la nature, la solitude, le voyage, la spiritualité,… sont je pense, les thèmes principaux de cette série. Bien souvent la fiction et le réel sont mêlés. L’espace pictural n’est plus un simple espace du monde terrestre. C’est pourquoi, là encore, le paysage sera traité de manière subversive en altérant ma balance des blancs, en travaillant sur le flou, en utilisant des filtres colorés,…
Il s’agit d’une série photographique où je projette des états d’âme. Il y a comme une attirance pour l’horreur et le macabre, le symbolisme et le romantisme. Je recherche le mystère et le fantastique, l’horreur et le sublime,… C’est une vision dramatique de l’humanité, de l’inconscient, du rêve,… C’est un questionnement intime sur le passé, sur la mémoire, le refoulement, la culpabilité, la perte, l’abandon.

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PALMARES

Expositions:
• 2011, L’ATELIER DE MARGUERITE/Theux –  Carte blanche

• 2012, FORUM DES PYRAMIDES/Welkenraedt – Regards sur Port-au-Prince

• 2012, FORUM DES PYRAMIDES/Welkenraed – Etat originel
• 2013, CROSSING YOU ARTIST/Liège – Colombie, un certain regard
• 2014, ESPACE DUESBERG/Verviers – Regards sur Port-au-Prince

• 2014, MEDIATHEQUE DE VERVIERS – Eros & Thanatos

• 2014, MEDIATHEQUE DE VERVIERS – Back to the primitive state

• 2015, FORUM DES PYRAMIDES/Welkenraedt – Colombie, un certain regard

• 2017, CAFE CUPPER/Liège – Mélancholia

• 2017, Alter Schlachthof/Eupen – Regards sur Port-au-Prince

• 2018, Saisons de la Photographie à Soumagne – Mélancholia

Publications/Presse:
• 2012, AACHENER ZEITUNG/Deutschland – Regard sur Port-au-Prince
• 2014, SUD INFO BLOG/Verviers – Rencontre avec Jenny Gutmann

• 2014, L’AVENIR/Verviers – L’univers noir et blanc d’une photographe calaminoise
• 2015, TELEVESDRE/Dison – L’album

Benedicte Genicot

Je m’intéresse depuis toujours à différentes formes d’art notamment la bijouterie, le travail de la porcelaine mais la photographie a toujours tenu une place particulière pour moi.
Où que j’aille mon appareil est toujours à mes côtés.

J’observe en permanence, je suis curieuse, je suis toujours aux aguets.
L’image apparait tout naturellement.
Mon appareil est un prolongement de moi.

Quelque soit le thème de ma série, je m’amuse à jouer avec le mystère, l’interrogation.
Je jongle avec le graphisme, la lumière, les reflets, le flou, les couleurs, les textures,…
J’aime que chacun interprète, laisse libre court à son imagination comme je l’ai fait lors de la prise de vue.

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Frédéric Robert Georges

Chromozoïds sont un mix de snapshots et de transe. Chaque Chromozoïd est une photographie et une surprise extraite d’un flux incontrolé  de mouvements imprévisibles et constants.
Ils se figent, gelés par le clic de mon appareil photo. Mais je préfère croire qu’ils  voient le jour à la confluence la spontanéité et de la contemplation.

Témoin de ce phénomène, j’ai commencé à les produire en décembre 2011.

J’aimerais garder quelque mystère autour de l’objet photographique des Chromozoïds, ceci parce que je préfère qu’ils soient et qu’ils demeurent libres de mots et d’à priori. Ils peuvent sembler n’être que des images, des surfaces, ma préférence est de voir et de dire que leur nature brute, héritée de la spontanéité, ainsi que leurs qualités esthétiques, nous  aident à nous lier, avec grâce, à quelques couches profondes de notre pure vitalité, au-delà de nos conditionnements, avant les mots, dans un non lieu, naturel.

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PALMARES

Expositions:
• Musée d’Architecture, 1982, Liège, Belgique
• Galeria Camara Oscura, 1983, Logrono, Espagne
• Institut Saint-Luc (exposition de groupe), 1984, Liège, Belgique
• Festival Off, Rencontres internationales de la Photographie, 1984, Arles, France
• Galerie Navire Night, 1985, Liège, Belgique
• Musée de la Photographie, (Lauréat du Prix Radio Télévision Belge Francophone)
• Galerie L n’est pas C, 1999, Genval, Belgique
• Frédéric Remouchamps, Pascal Baetens, Eric Lowie, La Bibliothèque Solvay, 2005, Bruxelles, Belgique
• Chromozoïds, Senses by Isabelle Leloup, 2013, Bruxelles, Belgique
• Rétrospective Hubert Grooteclaes, Musée Curtius, 2014-2015, Liège, Belgique
• Thisplay.us, Frederic Robert Georges and Hans Verhaegen, Espace Rivoli, 2016, Brussels
• Félix Roulin, Frédéric Robert Georges, Bruno Goidts, Atelier portes ouvertes (and more Chromozoïds), Félix Roulin Foundry, 2018, Biesmerée, Belgique

Expositions collectives:
• Prix national photographie ouverte, 1987, Charleroi, Belgique
• Galerie L n’est pas C, 2000, Bruxelles, Belgique
• Galerie Préférences, 2002, Bruxelles, Belgique
• Biennale internationale de la photographie et des arts visuels, 2012, Liège, Belgique
• Artistes des Vallées, Centre Culturel de Dinant, 2018, Dinant, Belgique

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