orpiment

Secret garden

C’est un jardin exubérant
où la couleur vibre
et danse sans retenue
les jupons de sa robe
se soulèvent au rythme de ses pas…

Mélancholia – La renaissance

C’est  une vision dramatique de l’humanité, de l’inconscient, du rêve,… C’est un questionnement intime sur le passé, sur la mémoire, le refoulement, la culpabilité, la perte, l’abandon.

West

« Je me remémore encore les courbes et couleurs des Terres Inconnues de Yoshitaka Amano, comme la marque absolue de l’Aventure et de la Liberté. »

[…] Le vent est d’une telle puissance qu’il ouvre seul la portière de ma voiture déjà bien secouée. Une telle force me paraitrait presque abstraite si je ne l’avais pas expérimenté plusieurs fois en Norvège et en Islande sous la tente. La scène qui se joue ici est un climax de combat de coq entre un ciel magnifiquement remonté et une chaine de montagne provocante, arborant un sourire souverain. Au milieu, une langue de ciel dégagé et une vallée s’inondant dans l’infini. Le vent, probablement fier de sa région, en devient dangereux avec les usages dus aux – trop rares – voyageurs d’hiver et fait montre d’un zèle certain. […]

WEST est le résultat d’un voyage solitaire et hivernal au cœur de la Californie et du Nevada.

La nuit

Nous y voilà. C’est un peu chez moi ici, dans ce grand silence ombragé à l’abri du Soleil. C’est à chaque fois le même ballet: toujours, il s’enfuit pour laisser la place à l’entracte, celle que l’on appelle la nuit et qui possède les tourments des peurs primaires et invoque les plus belles espérances.
Je l’aime, aussi profondément qu’elle peut être aimée. Je tente ce lâcher-prise dans un noir qui se rie de ses propres nuances. Car oui, chaque nuit est différente. Auréolée ou non de sa Lune blafarde, des rêveries étoilées et autres nébuleuses décédées et permanentes à nos yeux égarés. Elle est aussi le chemin de pèlerinage des nuages, voyageurs de passages car embarqués sur le vol du silence.

Tout ces artefacts nous échappent un peu au creux des villes. Ca n’est pas la nuit que j’affectionne. Cette pénombre crainte et empalée de lumière factice qui nous fait oublier d’où nous nous réveillerons toujours.

La nuit est là, instaurant un cadre comme une cours d’école protectrice à la naïveté révérencieuse pendant que j’y vis mes plus belles histoires.

Somewhere in Europe

Capter des scènes qui sont appelées à disparaître voire des traces du passé, en faire une sorte de témoignage topographique ou encore, saisir des moments liés à la culture de nos villes et villages, tenter de mettre un peu de poésie dans tout ça, combiner par une approche artistique contemporaine au niveau des cadrages et dans le choix des sujets.

Entre quatre murs et grands espaces

La notion d’espace est pleinement exprimée dans cette série qui mêle paysages et architecture. Mais au delà des apparences et comme dans tout le travail de Gilles Crampes, c’est bien de l’homme qu’il s’agit: errant dans l’immensité des villes ou des paysages, par les traces qu’il laisse ou qui dénotent de sa présence, l’humain est perdu et en quête de repères.

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