DANIEL MOLINE
fragments d'expositions
"Produite à partir du corps humain au plus près de ses sensations, la peinture peut faire de la vie quelque chose de vertigineux. 
Cela relève de quelque chose en nous qui est insaisissable et sans limites précises.
Comprendre passe d’abord par se laisser prendre. On ne sépare pas un homme de ses affects, de ses empathies et de ses souvenirs.
Toute hypothèse en ce domaine peut être remise en question, modifiée et développée un jour par des expériences inattendues, des intuitions,
ou tout simplement le temps duplice qui fait en chacun de nous son œuvre.

Plus je peins, et plus je deviens le regardant, et donc je calcule, je critique, j'expérimente, je réfléchis à ce que c'est,
et comment je vais communiquer mon émotion à l'autre.
Il n'y a pas d'autre méthode que de sans cesse se ressaisir ainsi sans jamais sortir des moyens de la peinture.
Mais pour échapper au simple narcissisme, pour aller vers la force insurrectionnelle de l’image et ses effets complexes,
il faut aussi dévier de sa route, tout en se souvenant qu’il n'y a jamais d'autre chemin que la peinture elle-même :
la qualité et la coulée des couleurs, la composition, les plans, les rapports différentiels, les accidents… "