NADINE FABRY
TOILE
Empreintes végétales pressées dans la matière. Buissons envahis de fougères, révélant parfois un morceau du monde, caché comme un secret.
C’est toujours une aventure. Peindre. 
Avancer dans un terrain blanc. C’est un rectangle ou un carré, cloturé par les limites des possibles et évident comme un pré à vaches.
Essayer de comprendre la matière du monde. Et voir, voir mieux encore.
Quand la noirceur de l’encre se mèle au sang de la terre, quand l’intime frémissement se cache dans les feuiiles d’automne, quand l’âme humaine se perd dans des fragments de corps, on est au monde, le pinceau planté en plein coeur.
Me voilà.
ENCRES
Lavis sur papier où l’eau se mélange à l’encre noire et au brou de noix, comme le sang sur la terre et les nuages dans le vent.